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cuculli à revenir sur la rive droite. Cette pre-mière victoire de la campagne était réelle.
3° Le maréchal se campa à Willstett, couvrantStrasbourg qui était à deux lieues derrière soncamp , et son pont d’Ottenheim qui était à qua-tre lieues sur la droite. Montécuculli se plaçaderrière le Jvintzig, à une lieue et demie del’armée française, appuyé à la place d’Offen-bourg , où il avait garnison. La position deTurenne était mauvaise ; il devait plutôt livrerbataille que de s’exposer à perdre le pontd’Ottenheim et sa retraite, ou le pont de Stras-bourg .
4° Si Montécuculli eût voulu se porter en sixheures de nuit tout d’un trait sur Ottenheim,prenant sa ligne d’opérations sur Freybourg, ileût forcé le pont d’Ottenheim avant que toutel’armée de Turenne eût pu le couvrir : cepen-dant il n’en fit rien; il tâtonna, se contenta dese prolonger; il crut que des manœuvres se-raient suffisantes pour décider Turenne à aban-donner son camp de Willstett et à découvrirStrasbourg . Turenne le pénétra, il se contentade prolonger sa droite près d’Ottenheim, ce quirendit sa position fort mauvaise.
5° Il le comprit enfin; il compromettait sonarmée, il leva son pont d’Ottenheim qu’il rap-procha de deux lieues de Strasbourg et de son