164 MÉMOIRES DE X APOI.ÉOX.
de l’électeur. La place était forte; elle lui donnaun point d’appui qui lui était nécessaire, et com-pléta la frontière de l’Elbe qui, tout entière de-puis Magdebourg , fut dès-lors en son pouvoir.Toutes les négociations pour ramener l’électeuret décider la soumission de son armée ayantéchoué, le roi marcha en avant et cerna le campde Pirna avec quarante-deux bataillons et dixescadrons; il forma une armée d’observation devingt-huit bataillons et soixante-dix escadrons,en prit le commandement, et porta son quar-tier-général à Aussig en Bohème. Le maréchalSchwerin s’avança à une marche avec l’arméede Silésie , pour observer le débouché de Kœ-nigsgratz.
§ IL
La cour de Vienne, au premier bruit du ras-semblement de l’armée prussienne, avait réunitoutes ses troupes et les avait formées en deuxcorps; l’un, sous les ordres du prince Piccolo-mini, campa près de Rœnigsgratz, pour s’oppo-ser aux mouvements de Schwerin ; l’autre , sousles ordres du maréchal Broun, se réunit d’abordà Kollin, passa plus tard la Moldaw, et campaà Budyn sur l’Eger , pour dégager les Saxons ducamp de Pirna .