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Tome septième.
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MÉLANGES.

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de la monarchie réunies pour lui en disputer lepassage, dans le temps que l’insurrection hon-groise se fût portée sur ses flancs. Une opéra-tion aussi téméraire eût évidemment exposé sonarmée à une ruine certaine. Envahir la Saxe ,s’emparer de Dresde , désarmer l’armée saxonne,entrer en Bohême, occuper Prague , y hiverner,c’était tout ce qu’il pouvait et devait projeter.Mais il opéra mal : il méconnut plusieurs desprincipes de la guerre que l’on viole rarementimpunément, ce qui fut cause qu’il échoua mal-gré le gain d’une bataille.

Le camp de Pirna a vingt-cinq mille toises decircuit; les 18,000 Saxons étaient réduits àt 4,000 hommes de toutes armes, à leur arrivéeau camp; le roi ayant des forces quadruples etautant de grosse artillerie qu’il pouvait en dé-sirer, puisque l’arsenal de Dresde était à sa dis-position, devait, en quatre jours, forcer cecamp, faire mettre bas les armes aux Saxons,après quoi entrer en Bohême, laissant seule-ment une garnison de six bataillons et six esca-drons dans Dresde. Le camp de Pirna est dé-fendu à l’est par l’Elbe , rivière non guéable,ayant soixante à quatre-vingts toises de large;à l’ouest, par un marais profond et escarpé,ayant trente à quarante toises de large ; et enfin,à la tête, par la forteresse de Kœnigstein , des