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Tome septième.
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bois et des ravins qui communiquent à la fron-tière de Bohême. Il forme un grand triangle,dont deux côtés ont dix à onze mille toises, etle petit côté trois à quatre mille Les 14,000Saxons étaient trop faibles pour garnir cetteétendue. Si le roi eût fait faire neuf attaques,trois sur chaque côté, dont une seule véritabledans une des positions le ravin est saillant,en y plaçant deux batteries de cinquante bou-ches à feu chacune, il eût réussi à se rendremaître du ravin. Il lui fallait un quart-dheurepour y pratiquer une rampe par laquelle il eûtfait déboucher les deux tiers de son armée, in-fanterie, cavalerie et artillerie : les Saxons, reje-tés sous les murs de Kœnigstein , eussent capi-tulé. Sans doute quune armée de 4 o,ooo hom-mes, contre une armée de 60 à 80,000, peut sedéfendre avec avantage dans le camp de Pirna ;mais 14,000 hommes ne le pouvaient pas con-tre une armée de 60,000, munie dautant dartil-lerie quelle le voulait : un corps aussi faiblenaurait pu sy défendre quautant que le ravinet lElbe , qui couvrent le camp, eussent eu deuxà trois cents toises de largeur , distance quipermettrait aux batteries du camp de prendredes positions éloignées de deux cents toises durivage, sans quelles eussent rien à craindre dela supériorité des batteries prussiennes établies