positions qui commandaient le village de Gibel.Le roi fit attaquer ces postes détachés et lesculbuta , dans le temps que le maréchal Schwe-rin, avec l’aile gauche , passa le ruisseau à Ster-boholy et à Podschernitz : la cavalerie dans lesvillages, l’artillerie sur les digues, l’infanteriedans les marais. Il y éprouva de grandes diffi-cultés; plusieurs régiments enfoncèrent jus-qu’au genou; la droite autrichienne n’en pro-fita pas ; elle resta sur les collines à rectifierson alignement. A une heure après midi, Schwe-rin l’attaqua à la baïonnette, arriva jusque sursa position; mais, accablées par la mitraille,ses troupes lâchèrent pied, et abandonnèrentla hauteur. Broun le poursuivit pendant douzeà quinze cents toises. La gauche et le centre deIfermée autrichienne continuèrent à rester im-mobiles. La cavalerie prussienne déboucha dansla plaine de Sterboholy, fit d’abord une chargemalheureuse , mais se rallia, revint au combat,et mit en déroute la cavalerie autrichienne, quiabandonna le champ de bataille. La droite duprince de Lorraine se trouva ainsi entièrementdécouverte , au moment où le roi entrait lui-même dans le village de Kyge, et attaquait lagauche. Le prince de Bevern, qui marchait aucentre , s’aperçut d’un vide à l’angle des deuxJiçnes ; il s’v jeta , et engagea un combat des
Schliessen