l 8 .| mémoires nr jvapoi.kok.
vir des montagnes à pic , passer par des sentierset des ravins impraticables ; ils firent des pro-diges de valeur : mais forcés de céder, ils perdi-rent leur artillerie, grand nombre de prison-niers, de morts et de blessés; ils se replièrentsur Planian et opérèrent leur retraite sur Nim-bourg. Le maréchal Daun rentra dans son campoù il resta plusieurs jours à chanter des te deunt.La perte des Prussiens s’éleva à 1 5,ooo hommes,celle des Autrichiens à 5,ooo. Ainsi, sur deuxhommes de son armée le roi en eut un hors decombat. Le 19 , Frédéric leva le siège de Prague ,et se rendit à Brandeis, où l’artillerie fut trans-portée pour y être embarquée sur l’Elbe ; commeelle n’avait que quatre lieues à faire, elle arrivale soir même du j 9 . Le maréchal Keith, quiétait sur la rive gauche, resta vingt-quatre heu-res de plus et opéra sa retraite sur Leutmeritzoù il passa l’Elbe . Vivement poursuivi il perdit4 à 5oo hommes.
Le roi divisa alors son armée en deux corps,tous les deux sur la rive droite de l’Elbe . IIcampa près de Leutmeritz avec la majorité deses troupes, envoyant le prince royal de Prusseavec le deuxième corps, d’abord derrière User,à Scheditz, ensuite à Bohemisch-Leipa, derrièrele Poltz; se trouvant ainsi éloigné de dix lieuesdu roi, et de six ou sept de Zittau , où étaient