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Tome septième.
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elles notaient, plus éloignées que de six lieues,mais elles étaient encore séparées par deuxrivières, la place de Prague et l’armée du princede Lorraine forte de 70,000 hommes. Leurréunion paraissait imposible ; cependant elles’opéra le 6 mai, à la pointe de jour, à troiscents toises du camp autrichien La fortune seplut à combler Frédéric, qui devait être battuen détail avant la réunion des deux armées, etchacune chassée isolément de la Bohême.

2 0 Puisque le roi abandonnait sa ligne d’o-pérations, par la rive gauche de l’Elbe , et qu’illa prenait sur Brandeis et par la rive droite,il eût dû faire passer sur la rive droite de laMoldaw le maréchal Keith, le tenir sur sonextrême droite, couvrant, dans tous les cas,sa ligne d’opérations sur Brandeis; il eût ob-tenu trois avantages : i° toute son armée eûtété réunie, et il n’eût rien eu à redouter desentreprises du prince de Lorraine; 2 0 il eûteu 20,000 hommes de plus sur le champ debataille de Prague ; immense avantage; 3° saligne d’opérations sur Brandeis eût été tou-jours assurée, elle n’aurait pas été compromisecomme elle le fut.

3° Pendant la bataille de Prague , le roi aban-donna sa ligne d’opérations et de retraite, lechemin de Brandeis, et se plaça à cheval sur