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Tome septième.
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208 MÉMOIRES DE N4POLÉON.

le peu d’expérience des officiers français ; ce-pendant Chevert était là.

5° Le maréchal d’Estrées a mal à propos or-donné la retraite. L’attaque du prince hérédi-taire et le parti de cavalerie qui s’est montrésur sa ligne de communication, étaient des faitsentièrement isolés , ne pouvant avoir aucuneconnexion entre eux. Son imagination s’en estemparée, les a coloriés, il y a vu l’indice d’unprojet qu’exécutait l’ennemi et qui le mettait endanger; elle lui a fait un tableau. L’attaque duprince héréditaire ne faisait que commencer , ilfallait patienter , la laisser se décider, se démas-quer tout entière; elle a été effectivement bien-tôt épuisée; et d’ailleurs que pouvait craindrele maréchal ? Chevert avait tout autant de trou-pes qu’il en fallait pour repousser toute l’arméedu duc de Cumberland. Les hussards qui sesont montrés sur les derrières ne pouvaientêtre d’une grande importance que pour les vi-vandiers. On devait tout au plus se contenterd’envoyer une brigade de cavalerie légère pourles repousser. La première qualité d’un généralen chef est d’avoir une tête froide, qui reçoivedes impressions justes des objets, qui ne s’é-chauffe jamais, ne se laisse pas éblouir, enivrerpas les bonnes ou mauvaises nouvelles : que lessensations successives ou simultanées qu’il re-