2 \0 MEMOIRES DE NAPOLÉON.
point extraordinaire : 22 à 26,000 Prussiens,troupes d’élite, et bien commandées, de-vaient battre 45 a 5 o,ooo hommes de troupesde l’empire et françaises de ce temps, si misé-rablement commandées; mais ce qui a été unsujet d’étonnement et de honte, c’est d’avoir étébattu par six bataillons et trente escadrons: cen’est pas une armée composée de pareillestroupes, commandée par de pareils officiers,dont l’ame et l’esprit étaient si faibles, donttous les ressorts étaient si mous, qui pouvaitentreprendre une marche de flanc devant unearmée bien constituée.
> 9 0 La manœuvre du roi de Prusse est natu-relle et mérite moins d’éloges que l’ennemi nemérite de blâme, car elle lui a été dictée parcette marche imprudente, faite sans être niprotégée par un corps d’observation en posi-tion, ni éclairée par des flanqueurs et uneavant-garde, de manière à être à l’abri de toutesurprise dans un pays de mamelons et dans unesaison brumeuse.
9 e Observation. — La position du duc de Be-vern à la bataille de Breslau , est fautive ence qu’elle ne couvrait pas Breslau . Ce généralavait fortifié des positions sur la droite de cetteville, et le prince de Lorraine, s’il eût mieuxmanœuvré, n’eût pas tiré un seul coup de fu-