MELANGES.
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sil devant ces retranchements : il eût poussé sadroite, que commandait Nadasty, encore plusprès de l’Oder et eût tourné entièrement lecamp retranché, changeant sa ligne d’opéra-tions , abandonnant celle de Schweidnitz et pre-nant celle de la haute Silésie . Le général prus-sien n’avait aucun intérêt à livrer bataille, puis-qu’il attendait le roi avec des renforts; il nes’agissait donc que de garder un camp qui cou-vrît Breslau . On conçoit difficilement qu’il n’aitpas résolu ce problème, lorsqu’il a eu près dedeux mois pour choisir ce camp et s’y fortifier.Une bonne armée de 35 à 4o,ooo hommes doit,en peu de jours, surtout lorsqu’elle est appuyéeà une grande place et à une grande rivière, ren-dre son camp inattaquable par une armée dou-ble en force.
io c Observation. — La bataille de Leuttenest un chef-d’œuvre de mouvements, de ma-nœuvres et de résolution ; seule elle suffiraitpour immortaliser Frédéric et lui donner rangparmi les plus grands généraux. Il attaque unearmée plus forte que la sienne, en position etvictorieuse, avec une armée composée en par-tie des troupes qui viennent d’être battues, etremporte une victoire complète sans l’ache-ter par une perte disproportionnée avec le ré-sultat.