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Tome septième.
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MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

Toutes ses manœuvres, à cette bataille, sontconformes aux principes de la guerre; il ne faitpas de marche de flanc devant l'ennemi, car lesdeux armées ne se sont pas vues en bataille. L’ar-mée autrichienne qui connaît l’approche del’année du roi par les combats de Neumarck etde Bonis, s’attend à la voir prendre positionsur les hauteurs qui lui sont opposées, et c’estpendant ce temps que, protégé par un mame-lon et des brouillards, et masqué par son avant-garde, le roi continue sa marche et va attaquerl’extrême gauche de l’armée autrichienne.

Il ne viole pas non plus un deuxième prin-cipe non moins sacré , celui de ne point aban-donner sa ligne d'opérations; mais il en change ,ce qui est considéré comme la manœuvre laplus habile qu’enseigne l’art de la guerre. En ef-fet , une armée qui change sa ligne d’opérationstrompe l’ennemi, qui ne sait plus oùî sont sesderrières et les points délicats par où il peut lamenacer. Par sa marche, Frédéric abandonna laligne d’opérations de Neumarck, et prit celle dela haute Silésie : l’audace et la rapidité de l’exé-cution, l’intrépidité des généraux et des soldats,ont répondu h l’habileté de la manœuvre. Carici Daun a fait, une fois engagé, tout ce qu’ildevait faire et n’a pas réussi. Trois lois il a es-sayé de refuser sa gauche et son centre par un