Band 
Tome septième.
Seite
226
JPEG-Download
 

MKMOIHES DE NAPOLÉON.

A 2 G

mal. Les Russes , provoqués par cette marchede flanc, marchèrent contre les colonnes d’at-taque qui étaient en tête; elles furent cul-butées , mises en désordre. Enfin, après diversesfluctuations, beaucoup de faux mouvements etd’échauffourées que réparèrent le coup-d’œil deSeidlitz et l’intrépidité de sa cavalerie, la gau-che du carré russe fut entamée, et la victoireresta aux Prussiens. Les Russes perdirent 18,000hommes tués, blessés ou pris et soixante piècesde canon; le roi eut 10,000 hommes hors decombat.

Le 26, le général Fermor, acculé au bois deDrewitz, rallia ses troupes; mais il était coupéde ses bagages et des 4,000 grenadiers du campde Kamin. Dans la nuit du 27 au 28, il passaentre le camp du roi et de la forteresse de Cus-trin , et rejoignit le camp de Kamin , où il restajusqu’au 3 i; le I er septembre, il se porta surLandsberg. Le roi resta spectateur de tous sesmouvements; il avait trop souffert pour entre-prendre d’inquiéter la retraite des Russes . Le 2septembre, il partit avec quinze bataillons ettrente-cinq escadrons pour manœuvrer en Saxe ,laissant le reste de l’armée sous le généralDohna avec ordre de suivre les Russes . Le gé-néral Fermor opéra insensiblement sa retraite.Dans les premiers jours de septembre , le géné-