24# MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
pièces de canon et de l’élite de ses troupes,fut moins grande que la faute militaire qu’ilcommit en campant à Hohenkirch ; on doitattribuer à sa bonne fortune tout ce qu’il sauva.
4° On ne peut trouver.aucun motif pour jus-tifier sa conduite, puisqu’il a tendu son campà la vue de Daun en bataille : il n’a rien pu igno-rer de la position qu’il occupait.
5° Il faut s’étonner que Daun ne l’ait pasattaqué, dans la nuit du dix au onze, et aitattendu quatre jours pour livrer bataille ; nedevait-il pas craindre que le roi ne se ravisât?Comment, en effet, pouvoir espérer qu’il res-terait plusieurs jours dans une aussi étrangeposition.