MELANGES.
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tit sans s’ètre fait rejoindre par tous ses détache-ments. Il devait lever tous les sièges et attaqueravec toutes ses forces réunies le duc Ferdinand,qui avait fait la faute de s’affaiblir de deux divi-sions. Cette simple combinaison lui eût proba-blement donné la victoire.
3° Il fatigua ses troupes toute la nuit du 3ijuillet et une partie de la matinée du premieraoût, pour prendre sa ligne de bataille, ce quede nos jours des armées doubles et triples fonten deux heures avec tant de rapidité.
4° Puisqu’il faisait sa principale attaque avecsa droite, il devait la diriger en personne et yemployer le double de troupes, et ne pas laconfier au duc de Broglie, dont il connaissait lecaractère.
5° Il se tint le jour de la bataille aux dispo-sitions qu’:l avait faites la veille dans un ordredu jour de cinq à six pages, ce qui est le cachetde la médiocrité. L’armée une fois rangée en ba-taille, le général en chef doit, à la pointe dujour, reconnaître la position de l’ennemi, sesmouvements de la nuit, et sur ces données,former son plan, expédier ses ordres, diriger sescolonnes.
6“ A la pointe du jour, le duc de Broglie,chargé de l’attaque décisive, prétendit que l’or-dre qui lui avait été expédié la veille n’était pas