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Tome septième.
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MATÉRIAUX. POUR SERVIR A l’hISTOIRE. 3^7

ces, il allait au but sans qu’aucun penchantmoins noble l’en détournât, et il jouissait surla route. Sa bonté était si parfaite et ses princi-cipes si sûrs, qu’il eût pu se passer de l’une oudes autres. Avec d’autres goûts il aurait fait lemême bien ; avec moins de lumières il l’auraitfait encore.

Il avait sur les grands rapports de l’état desidées avec lesquelles il aurait gouverné des an-ges plus sûrement que des hommes. Tous cescalculs lointains de la politique qui sacrifient leprésent à des intérêts futurs, peut-être incer-tains, répugnaient à son sens moral. Il ne con-naissait de guerre juste que celle qui se faitpour la défense immédiate de l’état. Nous ver-rons par la suite de cet ouvrage de quelleconséquence ce principe sublime et dangereuxa été pour le sort de la monarchie.

Heureusement Frédéric Guillaume pouvaitavoir en politique quelque opinion que ce fût,sans risquer qu’on l’attribuât à des causes indi-gnes de son caractère et de son rang. Quand lesang des Hohenzollern n’aurait pas coulé dansses veines, il avait fait ses preuves de bravouredans les campagnes du Rhin et dans celle dePologne . Hélas ! il les a répétées depuis sansque l’héroïsme ait rien pu contre les calculs dugénie. Son courage n’était pas celui du jeune