MATÉRIAUX POUR SERVIR A L’HISTOIRE. 353l’état, qu’un malheur, non mérité, avait misdans la détresse, relevés à temps par des remi-ses; les manufactures solides secourues; descolonies d’étrangers industrieux établies dansles provinces où les bras manquaient encore.Des essais hasardés avec sagesse pour le mor-cellement des grandes fermes; des sommesétonnantes accordées, tous les ans, aux proprié-taires terriens, qui prouvaient l’intention de lesemployer à des améliorations utiles. Les commu-nes et les corvées, ces deux grands obstacles auperfectionnement de l’agriculture, avaient été,celles-là partagées, celles-ci déclarées rachetables,partout où le gouvernement avait pu comman-der ou influer, du moins par la force de l’exem-ple et des encouragements de tout genre. Posen avait péri par les flammes; le roi la fit rebâtirplus belle. La Vistule , inconstante comme la na-tion dont elle arrose les plates campagnes, ten-dait sans cesse à changer de lit ; grâce aux beauxouvrages de Mont au, elle ne menaça plus descontrées précieuses. Les salines de Colberg, pro-priété commune de quelques familles poméra-niennes, rendaient peu de chose sous un régimevicieux; elles furent achetées des fonds de l’étatet bientôt promirent un riche produit. Le com-merce des provinces entre elles était entravé pardes péages qui dataient encore de l’époque oùvu. 23
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