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Tome septième.
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MÉMOIRES DE NAPOLÉON .

on comptait trente officiers de grades supérieurs.

i° Le tiers de l’armée, sous Frédéric-le-Grand ,était composé d’étrangers, c’est-à-dire le plussouvent de vagabonds que la crainte seule rete-nait sous les drapeaux. Il en coûtait annuelle-ment à l’état des sommes énormes pour attirerquelques milliers de gens sans aveu, qui em-poisonnaient les mœurs des garnisons, sanscompter que bien des officiers estimables ontperdu les leurs dans ce métier abominable dereerutage, où ils n’avaient autour d’eux, pen-dant des années entières, que le spectacle duvice. Ce mal avait été nécessaire tant que laPrusse, forcée à un rôle fatigant, avait entrete-nu une armée trop nombreuse pour sa popula-tion. Mais pourquoi conservait-on des élémentsvicieux depuis les progrès de la monarchie?Grâce au système qui, pendant dix mois de l’an-née, rendait à l’agriculture le plus grand nom-bre de conscrits, notre armée ne surpassait plusautant nos moyens. Remarquons cependant quece mode de recrutement était général en Alle-magne, et adopté même en Autriche où la di-sette d’hommes le justifiait moins qu’ailleurs.Il est vrai que les conséquences du mal n’étaientpas les mêmes autrefois. Les mobiles qui long-temps avaient suffi pour diriger la machine nesuffisaient plus aujourd’hui. Des lumières nou-