qui venaient ou se dérober eux-mêmes à l’ap-pel de la patrie, ou y soustraire au moins leursenfants.
4° L’ordre du tableau était la mort du talent.Il n’est pas nécessaire que tous lesofficiers soientdes génies. Un grand nombre n’est là que'pourfaire aller les détails de la machine, et ceux-làaussi, n’eussent-ils d’autre mérite qu’un espritd’ordre et le courage qui exécute sans compren-dre , doivent trouver dans un avancement ho-norable la récompense du dévouement. Maispourquoi la compagnie qui donnait plus quel’aisance n’était-elle pas le terme des avance-ments réguliers? Pourquoi les grades supérieursn’étaient-ils pas constamment à la disposition dusouverain? Des talents reconnus, des actionsd’éclat, y auraient porté les hommes que la na-ture afaits pour commander. Nous n’aurions paseu autant de vétérans que de généraux.... Prus-siens, on peut être l’un et l’autre, je le sais .'mon cœur a joui avec vous des exceptions quivous honorent.
5° La compagnie donnait l’aisance, ai-je dit;mais comment la donnait-elle ? Ce n’était pas àleurs gages que les capitaines devaient d’être ri-ches; c’était au réglement vicieux qui leur aban-donnait l’économie de leur compagnie, et lafourniture d’une grande partie des besoins du