MATÉRIAUX POUR SERVIR A t’iftSTOIRE. Sjïde s’attacher, pas de moyen nouveau pour lascience sur lequel il marchandât. C’était là leseul luxe qu’il se permît, luxe rare, de tous lemoins ruineux et le plus fécond en créations.Il suffisait qu’un homme de lettres eût une cé-lébrité méritée pour qu’on s’applaudît, commed’une conquête, de l’attirer à Berlin . Ni la nais-sance, ni la religion, ni les rapports, n’étaientun obstacle. Berlin était la patrie du talent : làTlumboldt venait méditer le résultat de ses voya-ges; Muller, achever, sous les yeux d’un roi,l’histoire d’un peuple libre; Thaer, fonder sonécole d’agriculture; tous riches des bienfaitsdu gouvernement; tous plus honorés queriches, et inspirés dans leurs travaux par l’in-fluence de la douce liberté. Que de noms célè-bres Halle aussi comptait dans les derniers temps!que d’institutions neuves et dispendieuses pourque l’instruction fût complète, là comme dans lacapitale! C’est ainsi que le beau cabinet anatomi-que de Walter futpayéeentmille écus, cpienotrejardin botanique, que nos cabinets de médailles,d'histoire naturelle, gagnaient tous les jours, etque jamais ce prince, dont on avait craint l’éco-nomie , ne sut repousser, quel qu’en fût le prix,des acquisitions utiles.
L’esprit des nations est plus ou moins celuides gouvernements. Plus on faisait pour la nôtre,
3/4.