Band 
Tome septième.
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MATÉRIAUX POUR SERVIR A L’HISTOIRE.

discutait avec le rapporteur le pour et le contre,les mémoires même fournissant les données,surtout si c’était des rapports ministériels donttous les motifs devaient scrupuleusement êtrerendus et pesés. Notez bien que, la décision duroi une fois prononcée, l’affaire aurait été cou-lée à fond sans retour , si c’avait été avec lesministres qu’il eût travaillé. Mais dans la formereçue, c’était à ses ministres eux-mêmes qu’al-laient les premiers ordres du maître ; y trou-vaient-ils quelque chose qui leur parût contraireà la justice ou aux intérêts de l’état, ils pou-vaient revenir à la charge, appuyer leurs repré-sentations de motifs nouveaux. Le roi, qui voulaitla vérité, et qui, avec toute sa bonté, avaitdans le caractère un germe de défiance, leuraurait tenu compte de leur courage; ou même,quoiqu’ils ne le vissent dans la règle que rare-ment , il n’y avait pas un d’eux qui , s’il avaitcru de son devoir de l’éclairer sur quelque vé-rité importante, sur quelque abus de pouvoir,ne se fût fait ouvrir toutes les portes à toutesles heures , en se présentant au château. On voitque l’existence des canseillers du cabinet, en lessupposant honnêtes et sages, n’était rien moinsque malfaisante, et que, dans l’hypothèse con-traire, le remède au mal était plus près du roisous ce régime que sous l’autre.