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Tome septième.
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444 MÉMOIRES DE NAPOLÉON,

venu nous chercher à travers la Bohême, ouplutôt nous aurions été l’y trouver des plainesde Saxe , que notre grande armée occupait alors ;et, au lieu de périr à deux pas du trophée deRosbach, nous aurions péri sur les champs devictoire de Leitmeritz ou de Prague .

O

Il y avait trop de lumières dans le conseil duroi pour que nos désavantages y fussent abso-lument méconnus. On ne fut pas assez sagepour se féliciter de la paix, mais on le fut assezpour l’accepter.

Ce premier point «établi,que devait-on faire?se renfermer dans une impassibilité profonde etlivrer Hanovre aux Français , ou se résoudreà accepter de leur main ce magnifique présent?Nous savions par une expérience récente cequ’était le voisinage des Français amis. Jugezde ce qu’il aurait été avec le souvenir de notredernière attitude, avec le ressentiment de nosderniers refus, quand l’Autriche avait cessé deleur être redoutable, quand ils ne voyaient plusà côté d’eux que le fantôme de la puissance prus-sienne. Chaque jour nous aurait abreuvés dehonte; et si, de pertes en pertes, le désespoirnous avait conduits à la guerre, quelle guerreque celle où, du premier jour, ces terriblesennemis auraient été maîtres de l’Elbe ! Il fallaittomber ou qu’Hanovrç fut à nous.