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Tome septième.
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MATÉRIAUX POUR SERVIR A t/HISTOIRE. 4^5

non de Magdebourg , et pourquoi le roi l’avaitquittée? Si l’on avait laissé le temps aux Fran-çais d’inonder les Marches, et à l’armée qui serassemblait en Hollande, celui d’arriver de l’au-tre côté, nos troupes, acculées contre les rem-parts d’uue seule place, affamées en peu de se-maines, auraient été détruites en masse. Avecdes efforts de promptitude, au contraire, onpouvait encore atteindre l’Oder , respirer sousle canon de ses forteresses, attendre les Russes ,donner quelque poids aux négociations. Quantau roi, il dut quitter Magdebourg parce qu’ilimportait qu’il reparût lui-même dans les pro-vinces qu’on pouvait sauver encore. Les auto-rités, frappées de terreur, n’auraient rien faitde ce que le moment proscrivait. Il fallait laprésence du maître pour rendre du nerf auxcommandants, et un peu d’espérance aux peu-ples. Il la fallait surtout pour hâter la commu-nication avec la Russie , vers laquelle nos der-niers regards se portaient si la paix n’était pasacceptée. Le roi prit en effet pour chacun desnouveaux besoins des mesures utiles et promp-tes; mais à peine eut-il tourné le dos à Custrin ,pour aller presser dans la Prusse la marche denos derniers corps, et surtout celle des Russes ,que deux ou trois lâches portèrent le coup degrâce à l’état.