MEMOIRES DE NAPOLÉON.
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Cependant la masse des obstacles était telle,que jamais, si je ne me trompe, l’empereurn’avait eu plus besoin de l’usage continu de sesressources. L’intrépidité des Russes avait mé-rité l’admiration des Français eux-memes. Acôté d’eux, au-delà de la Vis tu le, l’empereuravait retrouvé un autre ennemi qu’il croyaithors de combat sans retour, et qu’il revit biendifférent de ce qu’il l’avait vu. Les troupes prus-siennes s’étaient remises de leur premier éton-nement. Elles n’avaient pu être écrasées enmasse cette fois comme la première, parceque, malgré les miracles de la tactique fran-çaise, il avait été physiquement impossiblequ’à deux cents milles de chez eux, encore en-tourés de tous les côtés de positions ennemies ,succombant à la fatigue des marches plus qu’àcelle des batailles, les Français eussent mis lamême rapidité dans leurs mouvements. Nossoldats , avant les grandes actions , s’étaientessayés dans des rencontres. Nos officiersn’étaient plus étrangers à cette expérience descamps, que des simulacres ne donnent pas. Lecourage, le patriotisme étaient ce qu’ils avaienttoujours été; mais ils s’étaient nourris de cetteconfiance dans les chefs, et de cette idée de soiqu’un grand revers paralyse. Des principesfaits pour effrayer les lâches avaient été pro-