OUVERTURE DE I,A CAMPAGNE. 69
circonspect et les marches lentes du duc deWellington. Si l’armée prusso-saxonne n’étaitpas la première attaquée, elle mettrait plusd’activité et d’empressement à courir au secoursde l’armée anglo-hollandaise, que celle-ci n’enmettrait à secourir le maréchal Blücher . Toutesles mesures de Napoléon avaient donc pourbut d’attaquer d’abord les Prussiens.
§ III.
Le x5, à la pointe du jour, les trois colonnesfrançaises se mirent en marche. L’avant-gardede la gauche formée par la division du princeJérôme, du» 2 e corps, rencontra au sortir deson camp l’avant-garde du corps prussien dugénéral Zwietten; elle la culbuta, s’empara dupont de Marchiennes et fit cinq cents prison-niers; l’avant-garde prussienne se rallia surGharleroi. Le corps de cavalerie du général Pa-J°l, formant l’avant-garde du centre, se mit enmouvement à trois heures du matin; il devaitetre soutenu par le corps d’infanterie du géné-ral Vandamme. De Beaumont à Gharleroi il n’ya pas de chaussée pour faciliter le mouvementsur de mauvaises traverses, où l’on rencontraità chaque pas des défilés. Le 3 e corps avait étécampé à une lieue et demie sur la droite deBeaumont. A six heures du matin, le comte