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Tome neuvième.
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mémoires de napoléon.

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des moulins à vent, et reconnut parfaitementla position de l’armée ennemie ; elle présentaitune force certainement supérieure à quatre-vingt mille hommes. Son front était couvertpar un ravin profond , sa droite était en l’air.La ligne de bataille était perpendiculaire à lachaussée de Nam tir, aux Quatre-Bras, et dansla direction du village de Sombref à celui deGosselies; le point des Quatre-Bras était per-pendiculaire derrière le milieu de la ligne. Il estévident que le maréchal Blücher ne s’attendaitpas à être attaqué ce jour même; il croyaitavoir le temps de compléter le rassemblementde son armée , et d’être appuyé sur sa droitepar l’armée anglo-hollandaise qui devait débou-cher sur les Quatre-Bras, par les chaussées deBruxelles et de Nivelle, dans la journée du 17.

Un officier d’état-major de la gauche fit lerapport que le maréchal Ney , au moment où ilprenait les armes pour marcher à la positionen avant des Quatre-Bras , avait été arrêté parla canonnade qui s’était fait entendre sur sonflanc droit, et par les rapports qu’il avait re-çus, que les deux armées anglo-hollandaise etprusso-saxonne avaient déjà opéré leur réunionaux environs de Fleuras ; que dans cet état dechoses, s’il continuait son mouvement, il seraittourné; que du reste, il était prêt à exécuter