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Tome neuvième.
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BATAILLE DE LIGNT. 85

l’empereur faisait exécuter plusieurs manœuvresà l’infanterie de sa garde pour la porter sur Li-gny, lorsque le général Vandamme donna avisqu’une colonne de trente mille hommes, infan-terie, cavalerie, artillerie, s’avançait surFleurus,qu’on l’avait d’abord prise pour la colonne déta-chée de la gauche; mais outre qu’elle était beau-coup plus forte, elle venait par une route dif-férente; que les troupes dugénéral Girard l’ayantreconnue pour ennemie, avaient en conséquenceabandonné l’extrémité du village, et avaient prisposition au bois pour couvrir Fleuras ; que son3 e corps lui-même en était ébranlé, et que si laréserve n’arrivait pas pour arrêter cette colonne,il serait obligé d’évacuer Saint-Amand et debattre en retraite.La manœuvre decettecolonne,parut inexplicable. Elle avait donc passé entre lemaréchal Ney et le maréchal Blücher , ou bienentre les Quatre-Bras et Charleroi . Toutefois ,l’avis s’en réitérant, l’empereur arrêta la marchede la garde, et envoya en toute diligence soniiide-de-camp le général Dejean, officier de con-fiance , pour reconnaître le nombre, la force etles intentions de cette colonne. Une heure après,on sut que cette colonne prétendue anglaise étaitle 1 er corps commandé par le comte d’Erlon, qui,ayant été laissé en réserve à deux lieues et demie