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MlÎMOmiîS DE NAPOtlloK.et les lanciers de la garde, commandés par ielieutenant-général Lefebvre-Desnouettes . L’ar-tillerie marchait sur les flancs des colonnes; lesparcs et les ambulances à la queue.
A neuf heures, les têtes des quatre colonnesformant la première ligne , arrivèrent où ellesdevaient se déployer. En même temps on aper-çut plus ou moins loin les sept autres colonnesqui débouchaient des hauteurs; elles étaient enmarche, les trompettes et tambours sonnaientau champ, la musique retentissait des airs quiretraçaient aux soldats le souvenir de cent vic-toires. La terre paraissait orgueilleuse de por-ter tant de braves. Ce spectacle était magnifi-que; et l’ennemi, qui était placé de manièreà découvrir jusqu’au dernier homme, dut enêtre frappé; l’armée dut lui paraître double ennombre de ce qu’elle était réellement.
Ces onze colonnes se déployèrent avec tantde précision qu’il n’y eut aucune confusion ; etchacun occupa la place qui lui était désignéedans la pensée même du chef; jamais de sigrandes masses ne se remuèrent avec autant defacilité. La cavalerie légère du a e corps, qui for-mait la première colonne de gauche de la pre-mière ligne, se déploya sur trois lignes à chevalsur la chaussée de Nivelle à Bruxelles , à peuprès à la hauteur des premiers bois du parc