PIÈCES IIISTOIUQUES. 2 I I
levèrent à l'armée, aux braves, leur solde, leursgrades et leurs honneurs pour les donner à desémigrés, à des chefs de révolte;ils voulurent en-fin régner et opprimer le peuple par l’émigration.
Profondément affectée de son humiliation etde ses malheurs, la France appelait de tousses vœux son gouvernement national, la dy-nastie liée à ses nouveaux intérêts, à ses nou-velles institutions.
Lorsque l’empereur approchait de la capitale,les Bourbons ont en vain voidu réparer, par deslois improvisées et des serments tardifs à leurcharte constitutionnelle, les outrages faits à lanation et à l’armée; le temps des illusions étaitpassé, la confiance était aliénée pour jamais.Aucun bras ne s’est armé pour leur défense; lanation et l’armée ont volé au-devant de leur li-bérateur.
L’empereur, en remontant sur le trône oùlé peuple l’avait élevé, rétablit donc le peupledans ses droits les plus sacrés. Il ne fait querappeler à leur exécution les décrets des assem-blées représentatives sanctionnées par la nation ;ü revient régner parle seul principe de légiti-mité que la France ait reconnu et consacré de-puis vingt-cinq ans, et auquel toutes les autori-tés s’étaient liées par des serments dont la volontédu peuple aurait pu seule les dégager.
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