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elles reconnaissent que l’existence de la France dans un état respectable et indépendant, aussiéloignée de conquérir que d’être conquise, de do-miner que d’être asservie, est nécessaire à labalance des grands royaumes, comme à la ga-rantie des petits états.
53. Il n’y a rien de changé, si respectant lesdroits d’une grande nation qui veut respecterles droits de toutes les autres , qui, fière et gé-néreuse, a été abaissée, mais ne fut jamais avi-lie, on lui laisse reprendre un monarque et sedonner une constitution et des lois qui convien-nent à ses mœurs, à ses intérêts, à ses habitu-des , à ses besoins nouveaux.
54- Il n’y a rien de changé , si n’essayant p^sde contraindre la France à reprendre, avec unedynastie dont elle ne peut plus vouloir, les chaî-nes féodales qu’elle a brisées, à se soumettre àdes prestations seigneuriales ou ecclésiastiquesdont elle est affranchie, on ne veut pas lui im-poser des lois, s’immiscer dans ses affaires inté-rieures, lui assigner une forme de gouvernement,lui donner des maîtres au gré des intérêts oudes passions de ses voisins.
55. Il n’y a rien de changé, si, quand laFrance est occupée de préparer le nouveaupacte social qui garantira la liberté de ses ci-toyens, le triomphe des idées généreuses qui