Band 
Tome neuvième.
Seite
242
JPEG-Download
 

a4a PIÈCES HISTORIQUES.

gresse publique les diverses provinces de l’em-pire pour arriver dans ma capitale, j’ai dû comp-ter sur une longue paix ; les nations sont liéespar les traités conclus par leurs gouvernements,quels qu’ils soient.

Ma pensée se portait alors tout entière surles moyens de fonder notre liberté par une con-stitution conforme à la volonté et à l’intérêt dupeuple; j’ai convoqué le Champ de Mai.

Je ne tardai pas à apprendre que les princesqui ont méconnu tous les principes, froissé l’o-pinion et les plus chers intérêts de tant de peu-ples, veulent nous faire la guerre. Ils méditentd’accroître le royaume des Pays-Bas, de lui don-ner pour barrières toutes nos places frontièresdu Nord, et de concilier les différends qui lesdivisent encore, en se partageant la Lorraine etl’Alsace.

Il a fallu se préparer à la guerre.

Cependant,"devant courir personnellementles hasards des combats, ma première sollicitudea dû être de constituer sans retard la nation.Le peuple a accepté l’acte que je lui ai pré-senté.

Français , lorsque nous aurons repoussé cesinjustes agressions, et que l’Europe sera con-vaincue de ce qu’on doit aux droits et à l’indé-pendance de vingt-huit millions de Français , une