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Tome neuvième.
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2 56 MÉMOIRES DE NAPOLÉON .

La matinée du 16 se passa à reconnaître l’en-nemi et le terrain sur lequel on allait combat-tre , ainsi qu’à attendre l’arrivée du I er corps etles réserves de cavalerie du général Kellermann.Vers onze heures, le général Flahaut apportal’ordre d’enlever les Quatre-Bras et de marchersur Bruxelles .

Le maréchal fit sur-le-champ ses dispositions.Le temps s’écoulait, il était une heure, et ce-pendant le i er corps n’arrivait pas; on n’en avaitpas même de nouvelles, mais il ne pouvait plusêtre éloigné. Le maréchal n’hésita pas à enga-ger l’action ; les Anglais se renforçaient à vued’œil, mais leur supériorité numérique ne l’in-quiétait pas. Il pensait que le bruit de soncanon ferait arriver plus vite le I er corps, üaborda l’ennemi. La division Guilleminot s’é-lança dans le bois de Bossu, où elle éprouvaune forte résistance. Cependant , à trois heures,elle était maîtresse du bois et menaçait lesderrières des Quatre-Bras. La division Bachelnjoignit l’ennemi de front sur la route même,et la division Foy attaqua l’extrême gauchedes Anglais . Partout la résistance était vive, maispartout l’attaque était impétueuse. La divisionPirée , quoique protégée par notre artillerie,une charge qui n’eut point de succès.

Un peu avant trois heures, le général Keller-