PIECES mSTORIQDES. 3oi
forcer l’étranger à reconnaître l’indépendancenationale,et faire triompher dans l’intérieur lesprincipes consacrés par la volonté du peuple.
L’intérêt de la France est inséparable du vô-tre ; si la fortune trompait vos efforts, des re-vers, Sire, n’affaibliraient pas notre persévé-rance, et redoubleraient notre attachement pourvous.
Si les succès répondent à la justice de notrecause, et aux espérances que nous sommes ac-coutumés à concevoir de votre génie et de labravoure de nos armées, la France n’en veutd’autre fruit que la paix. Nos institutions garan-tissent à l’Europe que jamais le gouvernementfrançais ne peut être entraîné par les séductionsde la victoire.
Sa Majesté a répondu :
M. le président et MM. les députés de lachambre des pairs ,
La lutte dans laquelle nous sommes engagésest sérieuse. L’entraînement de la prospéritén’est pas le danger qui nous menace aujour-d’hui. C’est sous les Fourches Caudines que lesétrangers veulent nous faire passer.
La justice de notre cause, l’esprit public dela nation, et le courage de l’armée, sont de puis-sants motifs pour espérer des succès; mais sinous avions des revers, c’est alors surtout que