PIECES HISTORIQUES.
309
C’est dans ces circonstances que M. le comtede Damas-Crux arriva à Toulouse ; il y fut bien-tôt suivi de M. le maréchal Pérignon que le ducd’Angoulême avait appelé au commandementde la 10 e division. Cette nomination me parutsingulière ; mais, tandis que M. le maréchal Pé-rignon recevait froidement mes communica-tions , je me convainquis que cette froideur,qui n’échappait pas au parti royaliste, rehaus-sait sa confiance: j’en conclus que tout retarddevenait pernicieux.
Quatre compagnies d’artillerie, qu’on avaitdésespéré d’attacher à une cause totalement per-due , revenaient de Nîmes sur Toulouse . Le ba-ron de Vitrolles leur fit donner, par le maré-chal Pérignon , l’ordre de rétrograder sur Nar-bonne . J’éludai cet ordre, et j’envoyai des offi-ciers intelligents le plus promptement possible,malgré les ordres du maréchal Pérignon, que jepris sur moi de méconnaître. Mes dispositionsétant ainsi réglées, j’ai fait arrêter aujourd’hui,au point du jour, le baron de Vitrolles . Je faisfaire en ce moment l’inventaire de ses papiers.J’ai fait arrêter aussi le comte de Damas.
A l’instant, j’ai cru devoir me transporterchez le maréchal Pérignon, bien que ses pou-voirs eussent cessé d’après ceux que S. M. I. abien voulu me confier. J’ai proposé à M. le ma-