Pièces historiques. 3 17
effet, mes dispositions étaient faites à Toulon età Avignon , mais je n’ai pas eu besoin d’agir.
Le 12, le conseil municipal de Marseille a dé-puté trois de ses membres auprès de moi, pourme porter la soumission de cette ville.
J’aî accueilli cette députation ; et, dans la nuitdu 12, le préfet des Bouches-du-Rhône m’a an-noncé , par estafette, que le drapeau tricoloreflottait à l’hôtel-de-ville, à la préfecture, sur lesforts et sur les batiments de l’Etat; que le plusgrand calme régnait dans cette place; qu’il avaitfait passer mes ordres et mes proclamations aux.sous-préfets, afin de faire suivre, par toutes lescommunes du département, l’exemple du chef-lieu.
J’ai ordonné qu’on tâchât de se saisir de lapersonne de MM. de Brulart et de Rivière .
J’ai fait cesser les fonctions au préfet desBouches-du-Rhône , à son secrétaire-général etau maire de Marseille , et je les ai remplacésprovisoirement.
J’ai ordonné que l’imposition extraordinairede vingt-cinq centimes, réglée par le conseil-général du département pour le service du ducd’Angoulême , continuât d’être perçue au profitdu trésor impérial.
J’ai appelé à Toulon le maréchal-de-campEberlé , pour prendre le commandement de