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Tome neuvième.
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351
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I

PIÈCES HISTORIQUES. 351

de l’armée. Toute la cavalerie saxonne étaitrangée dans la plaine de Breitenled, et quoiquesa force fût assez considérable, elle n’était pour-tant pas proportionnée à la cavalerie ennemieopposée. Néanmoins le prince de Ponte-Corvoordonna d’attaquer ( il pouvait être cinq ou sixheures de l’après-midi ). Je fus moi-même leporteur de cet ordre, et trouvai déjà sur leterrain le général Gérard, chef de l’état-majordu prince. On fit les dispositions nécessaires, etje crois qu’il n’y eut jamais un moment plusglorieux pour la cavalerie saxonne. L’ennemi,qui nous attendait de pied ferme, fut entière-ment culbuté, eut beaucoup de prisonniers etde blessés. Un bataillon de Clairfait, posté là ensoutien, y perdit son drapeau et grand nombred’hommes. Dès ce moment, nous restâmes maî-tres de la plaine, et la cavalerie ennemie ne fitplus d’autre tentative ce jour-là que d’envoyerdes flanqueurs, contre lesquels nous fîmes avan-cer les nôtres.

Cependant le corps d’armée du prince avaitéprouvé quelques changements fâcheux. La divi-sion Dupas avait été réunie au corps du maré-chal Oudinot, deux bataillons de grenadiersétaient restés à la garde de l’île de Lobau, le ré-giment de chevaux-légers Prince-Jean fut missous les ordres du maréchal Davoust. Le prince

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