Band 
Tome neuvième.
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3y8 PIÈCES HISTORIQUES,

wick. Vingt années de triomphe n’avaient pasproduit en France le degré d’ivresse auquel uneannée de succès a porté l’orgueil de quelquesgouvernements. Pourquoi rappeler que les dra-peaux prussiens mêlés aux étendards de l’Eit-rope entière ont flotté à Paris , lorsque V. M.ne veut plus se rappeler qu’une injuste agres-sion l’a forcée de planter les drapeaux français à Berlin ? La question est bien établie entre lesétrangers et nous. C’est pour marcher au cœurde l’empire français que le roi de Prusse appelleses peuples aux armes, tandis que V. M. bornetous ses vœux et attache toute sa gloire à la dé-fense de notre frontière.

Un manifeste de la cour de Madrid , en datedu 2 mai ( pièce n° 11 ) , présente aussi un traitremarquable. L’état présent des choses n’of-frant point à cette cour de juste'sujet de plainte,elle va chercher des griefs contre nous jusquedans les premières années de la révolution. Lavéritable politique des deux pays ne pouvantque chercher à unir leurs intérêts, la France ne doit voir qu’avec peine cette puissance seranger du côté de nos ennemis.

L’animosité de plusieurs puissances, la riva-lité des mesures violentes qu’elles s’empressentd’adopter, ne sont pas cependant sans excep-tion.