3ç)S PIÈCES HISTORIQUES.
mettre garnison dans cette place. L’époque oùcette occupation a eu lieu indique assez que lecommandant des troupes anglaises ne s’y estporté que de lui-même, et qu’il n’avait pu avoirsur ce point d’instructions préalables de son goipvernement. La France doit demander satisfac-tion sur cette affaire aux cours de Londres etde Turin; elle doit exiger l’évacuation de Mo-naco , et sa remise à une garnison française con-formément aux traités. Mais Y. M. jugera sansdoute que cette affaire ne peut être qu’un sujetd’explications, attendu que la détermination dugouverneur sarde et celle surtout du com-mandant anglais ont été accidentelles , et uneffet subit de l’inquiétude occasionnée par desmouvements extraordinaires.
ESPAGJNE.
Les nouvelles d’Espagne et une lettre offi-cielle de M. de Laval , du 28 mars, n° 12, ap-prennent qu’une armée doit se porter sur la li-gne des Pyrénées . La force de cette armée seranécessairement proportionnée à la situation in-térieure de cette monarchie, et son mouvem entultérieur aux déterminations des autres états-La France remarquera que ces ordres ont étédonnés sur la demande de M. le duc et de ma-dame la duchesse d’Angoulême . Ainsi en i 5