398 PIÈCES HISTORIQUES.
mais osé vous offrir, est celle dont Y. M. se con-tente aujourd’hui. Quelles raisons auraient-ellesde ne plus vouloir aujourd’hui ce qu’elles stipu-laient à Chaumont, ce quelles ont signé à Pa-ris ? Ce n’est donc point au monarque, c’est àla nation française, c’est à l’indépendance dupeuple, c’est à tout ce que nous avons de pluscher, à tout ce que nous avons acquis parvingt-cinq années de souffrance et de gloire , ànos libertés,à nos institutions, que des passionsennemies veulent faire la guerre. Une partie dela famille des Bourbons, et quelques hommes ,qui depuis long-temps ont cessé d’être Français ,cherchent à soulever encore les nations de l’Al-lemagne et du Nord, dans l’espoir de rentrerune seconde fois par la force des armes sur unsol qui les désavoue et ne veut plus les rece-voir. Le même appel a retenti un moment dansquelques contrées du Midi, et c’est à des troupesespagnoles qu’on redemande la couronne deFrance ; c’est une famille solitaire et privée quiva implorer l’assistance de l’étranger. Où sontles fonctionnaires publics, les troupes de ligne,les gardes nationales, les simples habitants, q u *aient accompagné sa fuite au-delà de nos fron-tières? Vouloir rétablir encore une fois l eSBourbons, ce serait déclarer la guerre à toutela population française. Lorsque V. M. est en-