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Tome neuvième.
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PIÈCES HISTORIQUES. 4°^

paix. Aucun acte officiel n’a constaté la déter-mination d’une rupture. Nous sommes réduitsà des conjectures vagues, à des bruits peut-êtremensongers. Il paraît certain qu’il aurait été si-gné, le 2.5 mars, un nouvel accord dans lequelles puissances auraient consacré l’ancienne al-liance de Chaumont . Si le but en est défensif, ilrentre dans les vues de Y. M. elle-même, etla France n’a point à s’en plaindre; s’il enétait autrement, c’est l’indépendance de la na-tion française qui serait attaquée, et la France saurait repousser une si odieuse agression.

Le prince régent d’Angleterre déclare qu’ilveut, avant d’agir, s’entendre avec les autrespuissances. Toutes ces puissances sont armées,et elles délibèrent. La France , exclue, de ces dé-libérations dont elle est le principal objet, laFrance seule délibère, et elle n’est point arméeencore.

Dans des circonstances aussi graves, au mi-lieu de ces incertitudes sur les dispositions ef-fectives des puissances étrangères, dispositionsdont les actes extérieurs sont de nature à auto-riser de justes alarmes, les sentiments et les vœuxde votre majesté pour le maintien de la paix etdu traité de Paris ne doivent pas empêcher delégitimes précautions.

Je crois en conséquence devoir appeler l’at-

a6.