PIÈCES HISTORIQUES. /|3<)
est Hotoire qu’en aucun temps elles ne pou-vaient être agréables au gouvernement français :elles ont blessé le ministère royal, malgré sacondescendance la plus étendue. On juge aisé-ment qu’elles ne peuvent pas aujourd’hui luiplaire davantage.Mais enfin l’empereur, comme ledernier gouvernement, sans y donner son ap-probation, n’entend pas faire la guerre pour s’yopposer. Peut-on lui demander plus que de s’entenir aux déclarations des plénipotentiaires deFrance au congrès?
La question ici change de nature ; elle se com-plique, et l’on confond ensemble deux objetstrès distincts. Le sens du traité de Chaumont etcelui de la déclaration du i3 mars n’ont aucunrapport ensemble, et c’est un jeu d’esprit d’uneinconséquence audacieusement réfléchie, que defaire sortir d’un acte essentiellement défensif letexte de la nécessité d’une agression. La der-nière partie de l’article , en rappelant la décla-ration du i3 mars, en reproduit le langage. Se-lon cette grammaire nouvelle, la France est àGand , et les vingt-huit millions d’habitants quicouvrent la France sont une faction : que répon-dre à de pareils arguments ?
ART. 2.
Il y a ici une distinction à faire, et cette dis-tinction admise, toutes les opinions seront d’ac-