pièces historiques. 447
La France rend grâces à cet excès de zèle dontelle n’a pas besoin, et ne veut à aucun prix d’unsoutien étranger. La question est différente;mais quels pays sont menacés d’un envahisse-ment, si ce n’est pas cette même France ? Paisi-ble, occupée, de ses lois intérieures, les discu-tant avec son souverain, et qui n’est troubléedans son repos domestique que par le bruitd’une attaque qui la menace sous le nom de se-cours, par les éclats avant-coureurs d’une guerrequ’on lui apporte sous le titre de protection etd’amitié.
Le prétendant est invité à donner son adhé-sion à l’accord du 26 mars. Nous aimons à croireque ce prince , s’il n’était dominé par sa familleet ses entours, ne pourrait jamais entrer dansun arrangement dont le résultat, s’il était heu-reux , serait la ruine de la France ; mais si, cé-dant à la fatalité qui a précipité la seconde etdernière chute de sa maison, il mêle ses éten-darts à des étendarts ennemis, ce n’est pas lemoyen d’accélérer son retour sur notre terri-toire : c’est montrer à la nation effrayée la chi-mère de la possession de droit divin, une léga-lité insultante et le sceptre odieux de la féoda-lité. Vingt-cinq années n’avaient pu dégager lafamille des Bourbons de cet horrible cortège.Leur destinée est de vivre et de s’éteindre en-semble loin du sol régénéré de l’empire français.