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donc cessé d’être une question de droit ; ellen’est plus qu’une question de calcul politiqueet de prévoyance dans laquelle les puissancesn’ont à consulter que les intérêts réels de leurspeuples et l’intérêt commun de l’Europe .
La commission croit pouvoir se dispenserd’entrer ici dans un exposé des considérationsqui, sous ce dernier rapport, ont dirigé lesmesures des cabinets. Il suffira de rappeler quel’homme qui, en offrant aujourd’hui de sanc-tionner le traité de Paris, prétend substituer sagarantie à celle d’un souverain dont la loyautéétait sans tache et la bienveillance sans mesure,est le même qui, pendant quinze ans, a boule-versé et ravagé la terre pour trouver de quoisatisfaire son ambition, qui a sacrifié des mil-lions de victimes et le bonheur d’une généra-tion entière à un système de conquêtes quedes trêves, peu dignes du nom de paix, n’ontrendu que plus accablant et plus odieux (j);qui, après avoir, par des entreprises insensées,fatigué la fortune, armé toute l’Europe contrelui, et épuisé tous les moyens de la France ,a été forcé d’abandonner ses projets, et a abdi-
(i) La commission croit devoir ajouter ici l’observation importante,que la plus grande partie des envahissemens et des réunions forcéesdont Bonaparte a successivement formé ce qu’il appelait le grand cm 'pire, a eu lieu pendant ces perfides intervalles de paix, plus funestes