Band 
Tome neuvième.
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éternels de la justice, et encore moins l'obliga-tion de les maintenir jusqu’à l’extrémité, aupoint de risquer l’indépendance et la conser-vation de leurs sujets , première considérationde tous les gouvernements. L’Espagne enseignaà tous les peuples l’art de perdre le perturba-teur du monde, et à son exemple, après avoirétouffé les rivalités particulières, les puissancesparvinrent à se liguer contre l’ennemi com-mun, et à faire la plus juste des alliances pourrendre à la France son souverain légitime etdésiré, et pour précipiter du haut de son trônele détenteur sacrilège. Celui-ci, toujours fertileen ressources, jamais délicat sur le choix deses moyens, et accoutumé à donner le nom detraités à des conventions faites par la fraude etla violence, crut pouvoir conjurer l’orage entraitant avec moi àValençay; le fruit de sesfourberies a été pour lui l’humiliation de lesvoir échouer. Cet insensé croyait qu’il pouvaittromper deux fois, ou bien que mon cœurpouvait souffrir l’idée d’acheter la liberté ensacrifiant le bonheur de mes peuples, et entroublant la tranquillité de l’Europe . Le cielne pouvait que favoriser l’entreprise des souve-rains légitimes, si réclamée par la morale, l areligion et l’humanité; tout le monde com-mença à respirer librement, en voyant leurs