5o 6 PIÈCES HISTORIQUES.
tance des circonstances commandait. La diète afait connaître par une déclaration le motif et lebut de cet armement. Elle a évité toute récla-mation avec l’homme qui est à la tête du gou-vernement français , et elle a refusé de le recon-naître. Les ministres des puissances alliées ti-rent de cette conduite la juste conclusion, quela Suisse , réunie d’intérêt et d’intention avec lesautres états, doit s’opposer de tous ses moyensà un pouvoir qui menace la paix, la tranquil-lité, l’indépendance et les droits des autres na-tions ; telles sont en effet les résolutions de ladiète. Les relations qu’elle entretient avec leshautes puissances alliées, et même avec ellesseules, ne laissent aucun doute ni sur ses dis-positions, ni sur ses desseins; elle y persisteraavec cette constance et cette fidélité qui ont étéde tout temps un trait honorable du caractèresuisse .
"Vingt-deux petites républiques réunies en-tre elles pour leur sûreté et le maintien de leurindépendance, doivent chercher leur force na-tionale dans le principe de leur confédération :ainsi le prescrivent la nature des choses, la si-tuation géographique, la constitution, le carac-tère du peuple suisse .
Une suite de ce principe est sa neutralité,reconnue à son avantage comme la base de ses