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Tome premier.
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LETTRE DE GEORGES DE RIVE.

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matière en leurs mains et après plusieurs peines et labeursconclurent ce que verrez parle départ( 1 ) que je vous envoie.

Or Madame , devez entendre que la plupart de cettedite ville , hommes et femmes, tiennent fermement l’an-cienne foi catholique et n’ont jamais voulu consentir auxoutrages qui ont été faits ; comme bons sujets ont tou-jours obéi à moi et mes commandemens ; les autres sontjeunes gens de guerre , forts de leurs personnes, ayantle feu à la tête , remplis de la doctrine, ayant part en fa-veur et particulièrement des dits seigneurs de Berne ; n’ontjamais voulu attendre que le peuple fut bien ensemblepour voir de quel côté ils auraient plus de gens. Mais surle jour que les Ambassadeurs de Berne vinrent, fumescontraints de laisser faire le plus ( 2 ), car autrement ilserait demeuré des gens morts et ne pûmes seulement avoirni jour ni heure de relâche, car ils étaient délibérés deles contraindre l’épée à la main, joint qu’il fut dit par unAmbassadeur de Berne : tournez-vous de quel côté que vousvoudrez, quand bien le plus sera du vôtre, si passerez-vous par là, car nos Seigneurs jamais ne les abandonne-ront. Lors fut fait requête par ceux qui tenaient le SaintSacrement, qu’ils voulaient mourir martirs pour la saintefoi et étaient délibérés à combattre, ce que ne voulusconsentir craignant que ce ne fut entreprise pour vousfaire perdre votre Etat et Seigneurie, mais consentir àlaisser faire le plus en réservant néanmoins vos droitureset Seigneurie. Lors dirent iceux en pleurant que les nomset surnoms des bons et des pervers soient écrits à perpé-tuelle mémoire, et qu’ils protestent vous être bons et pau-vres bourgeois, prêts à vous faire service jusqu’à la mort;

(' ) Kecès.

Ç) Aller aux voix.