îif L’tlELVÈriE, dès LE XI e AO xvn e SIÈCLE. 153de Mont ( 8 '). Vers 1189, Lambert d’Orbe lui accorda lafranchise du péage sur le pont de celte ville ( 88 ), et par sontestament de 1337 ( veille de la St George ), le comte Roi -lin de Neuchâtel lui légua une métairie, dite la grangeRollier, sur la montagne des Verrières( 8 '’). Enfmle prieuréde Vallorbe était sous son obédience.
Celui de Marteau possédait des biens au delà du Doubs devers Neuchâtel , usurpés successivement par les comtesRollin et Louis, son fils. Mais incontinent après la mort dudernier, Isabelle , qui lui avait succédé, les restitua ( oc-tobre 1373 ), accomplissant ainsi les promesses toujoursdemeurées vaines, de son père( 90 ). Ce prieuré avaittoute juridiction sur le village des Brcnets ; il s’en vit dé-pouillé au quinzième siècle par les seigneurs de Valan-gin qui n’ont jamais réparé cet attentat( B1 ). — L’avoue-rie de Morteau avait passé des sires de Monlfaucon auxcomtes de Neuchâtel ( 1325 ) , et peu d’années après leshabitans même du Val se placèrent sous leur garde, moyen-nant mille livres comptant, cent livres de rente annuelleet les droits d’osi, de chevauchée et d ’hèbergeagei^ 2 ).
L’abbaye du Mont-Sainte-Marie , d’abord simple ermi-tage établi par les religieux de Romainmoutier sur leMont-des-Fours ( Furnns Montis), fut transférée à quel-que distance, après 1199, sur des terrains appartenantau couvent du lac de Joux , dont elle l’indemnisa en 1230,en même temps qu’elle fit avec lui une société de prièreset de bonnes œuvres( 93 ). Elle possédait une partie des dîmesde Grandson , que les Bernois lui enlevèrent au seizièmesiècle, et quelques pièces de terre avec une tour sur les ro-chers qui dominent le pont de la ville d’Orbe ( 94 ). Aumois d’août 1319, Raoul ou Rollin comte de Neuchâtel luiavait confirmé, dans toute l’étendue de sa terre, la fran-
11