ET l’uELVÉTIE , 1)ÈS I.E XI e AU XVII e SIÈCLE. 155çon. ) Plus cl’urLsiècle et demi auparavant, le comte Renaud II,lorsqu’il partait pour la Terre Sainte, avait restitué ( guerpivit)lejjbourg ( vicus ) d’Orbe au couvent de Romainmoutier ; maisles religieux s’en virent dépouillés une seconde fois par l’un deses successeurs. Quant à la ville {villa) elle paraît avoir été aupouvoir des sires de Salins dès une époque difficile à détermi-ner, et de ceux-ci être passée à la branche cadette de la maisonde Bourgogne. Dans ce cas Orbe aurait peut-être fait partie dela dot d’Agnès, fdle d’Etienne I de Bourgogne , mariée à Ri-chard de Montfaucon qui fut comte de Montbéliard de 1188 à1228 et père d’Amey. — En 1259 au mois de mai, Girard ditd’Orbe et Renaud son fils , chevaliers, vendirent au même SireAmey, la mairie d’Orbe avec toutes leurs possessions sur le terri-toire pour 60 livres estevenantes; en 1275 Laure de Commercy,veuve de Jean de Châlon, apaise la querelle qui s’était enga-gée entre ce seigneur et Pierre de Champvent , au sujet deshommes et des terres que celui-ci avait en la ville d’Orbe avantquelle futfermée, et en avril 1278, Vienaz de Chavornay, écuyer,moyennant 30 livres viennoises, se déclare homme lige du mêmebaron pour ce qu’il avait à Orbe , et lui promet la garde au châ-teau pendant quarante jours de chaque année. ( Carlulaire deMontfaucon.) Les franchises des habitans dont la concession ori-ginale n’existe plus, furent ratifiées plusieurs fois, notammentle 6 fév. 1352 v. s. et en l’année 1404.
( 3 ) Un renseignement, tiré des archives de Turin , portequ’en 1260, Amey de Montfaucon vendit Yverdun à Pierre deSavoie , et qu’il ordonna à ses vassaux de faire hommage à cecomte. Cette vente, apparemment très peu volontaire, fut peutêtre le prélude de la conquête du pays de Vaud . Aussi voit-on, par un acte daté de Montbenon, le dimanche après la St Ma-thieu 1298 ( v. s.) Béatrice dame de Faucigny, fille de Pierre ,du consentement du Dauphin Humbert d’Albon , son mari,restituer à son très-bien aimé cousin , Jean de Montfaucon , filsd’Amey, le château d’Yverdun , la ville et la châtellenie , leursappendances et appartenances, sans autre réserve que celle dufief. ( Cartulaire de Montfaucon.)
( 4 ) Ce fut au mois de février 1273 qu ’Amey de Montfaucon ac-quit de Pierre de Chesauz, alias de Assentis (Assens ), chevalier