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Tome premier.
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ET i/HEEVÉTIE, DÈS LE XI e AU XVII e SIÈCLE. 159du troisième tiers venu à sa mère , et s’en dessaisit le 8 novem-bre 1450, moyennant sept mille cinq cents florins , accrus deuxmois après de trois mille deux cents, pour sa renonciation audroit de rachat, en faveur du même A nié déc VIII, alors cardi-nal et légat apostolique; mais le duc Louis, son fils et héritier,voulut bien dès l’année suivante résilier la vente, dont le princed’Orange lui restitua le prix. Voilà comme ce descendant desChâion parvint à réunir sous son pouvoir toutes les terrestransjuranes qu’avait possédées l’aïeul paternel de sa fem-me , ayant d’ailleurs recouvré par l’accord de 1424 avec le duede Savoie , le tiers aliéné par la Comtesse Henriette. (V. la notesuivante.)

( 22 ) A la suite de la confiscation des château, aille, bourg,et mandement de Grandson , prononcée contre le chevalier Olhon,tué dans un duel judiciaire entre lui et Girard d’ Estavayer, sonsuzerain , le Comte Amédée VIII , par acte du 2 juillet 1400 ,en investit Marguerite de Montbéliard, comtesse de la Roche,pour la somme de six mille écus d’or, et sous la réserve durachat pendant vingt ans. {Inventaire de Neufchâtel en Bour-gogne , IX, § 15, cote 6.) S’étant prévalu de cette faculté, dessommations furent adressées de sa part aux trois sœurs de Mar-guerite, afin de se trouver « par elles ou leurs procureurs, le 31» mai 1420 en la grande église de Notre-Dame de Lausanne ,» pour recevoir le prix de la vente avec tous dépends et mis-» sions , et en restituer les titres » ( Archives de Châion à laPréfecture du Doubs.) Le seul prince d’Orange hésita de satisfaireaux réquisitions du duc de Savoie, avec lequel il était en différentau sujet de la succession au comté de Genève. Mais cette que-relle, qui remontait déjà à l’année 1395, et dont je ferai plustard l’exposé rapide, fut apaisée par un accord conclu à Mor-ges le 24 juin 1424. En échange de ses renonciations , leprince obtint avec le tiers des seigneuries d’Echallens , Orbeet Montagny, acquis en 1414 , sur la comtesse Henriette, leschâteau et mandement de Grandson , tant enfonds qu’en revenus,pour tenir le tout, lui et ses successeurs, en fief de la maison deSavoie , sans préjudice de l’hommage dû pour le château deCerlier et pour la rente assise sur les péages de Chillon et de Vil-leneuve ( Idem .) — Gérard II, de Vienne , dont j’ai déjà parlé et