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Tome premier.
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1G2 LE COMTÉ DE BOURGOGNE

Cet avis bienveillant et sans doute aussi les attraits de la récep-tion qui leur était promise, ne durent pas échapper à ces offi-ciers ministériels, peu habitués alors, comme aujourd’hui , àdes procédés si courtois (Idem VI, f° 67, cote 10).

( 30 ) Pierre de Grandson, Seigneur à Belmont, traite en 1319avec Hugues de Châlon-Arlay I, au sujet du Franchastel, sousla garantie du Seigneur de Vaud , et en présence de Raoul,comte de Neuchâtel , Richard de Montsaugeon , Jacques deMontrichier , Renaud d’Estavayer, etc. Il déclare dans l’aclequi en est dressé, qu’il lui doit l’hommage de cette forteresse,de la moitié des terres et revenus, seigneurie et justice, dès lesbornes qui « partent (partagent) la terre dudit Franchastel,jusqu’à celles de Neufchastel, de Joux et de Jougne. » Le péageétabli au Franchastel appartenait au domaine de Châlon ( Car-tulaire de celle maison II; à la Biblioth. de Besançon ).

( 31 ) Ces droits sont constatés par un titre de 1439.

( 3S ) En 1269 Gaisenat de Chamblon se déclare vassal de lacomtesse Laure pour les vignes qu’il possède à Vufflens ( Titres-Châlon, aux archives du Doubs. )

( 33 ) Mémoire sur le rectorat de Bourgogne , preuves N° VIII.Plusieurs motifs me portent à croire que ces puissans baronsont possédé pendant quelque temps la ville d’Orbe, soit entotalité, soit en partie. On sait qu’elle se composait du Cas-trum, du Viens (bourg) et de la Villa (lieu ouvert, privéd’enceinte), le tout sous la suzeraineté des Comtes de Bour-gogne . Vers l’année 1020 Humbert II, Sire de Salins, etsa femmeErmenburge, publient à Orbe ( actum publiée in villa quœ dici-tur Urba) une charte portant restitution d’une famille de serfsau prieuré de Romainmoutier. Vers 1100 Gaucher II et Conon -de Grandson , principaux seigneurs de la province et dont Orbeétait une dépendance, peut-être chef-lieu, y président à un plaidjudiciaire. En 1126 Humbert III signe apud vicuni qui oocalurUrba, in p/ateafori, un diplôme qui se termine par ces motsremarquables. « Ego autem II. jussi super hac re cartam fieriet in mea praesentia testes istos vocarifeci ...» Enfin , environdix ans après, le même Humbert, dangereusement malade àLausanne , charge Lambert, maire d’Orbe, de recommanderau Comte de Bourgogne l’exécution de sa dernière volonté :