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Tome premier.
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ET L’iIELVKTIË, DÈS LE XI e AU XVII e SIÈCLE. 173près des cantons de Bâle et de Zurich , l’asile qu’on lui re-fusait en Allemagne , et la jouissance des droits de cité ( 14 ).

Ce fut aussi une alliance de mariage qui fixa Jean deRougemont dans le pays de Yaud. Ce jeune seigneur, néde Humbert , chevalier, sire de Rougemont et A’Alix deNeuchâtel en Bourgogne , avait obtenu la main de Jeanne,fille de Louis, sire de Cossonay et de Surpierre ; leur uniondemeura stérile, et quand elle sentit salin approcher, cettedame fit un testament par lequel son mari fut institué l’u-nique héritier de son opulente succession ( 15 ). Lorsqu’ilmourut lui-même, après l’année 1414, son frère Thié-baud , archevêque de Besançon , prétendit à ses domainesd’outre-Joux, que lui disputait le duc de Savoie. Guil-laume de Challant, évêque de Lausanne , arbitre choisipar les deux prétendans, adjugea au duc la terre deCossonay qui était de son fief, à charge d’une récompenseen argent en faveur de l’archevêque ( 1421 ) ( ,s ).

lluguenin Bourcard, chevalier de Montbéliard et bour-geois de Berne , possédait la terre d’Ostranges , qu’il avaithéritée de ses pères. Il fut le dernier de sa race et péritvers l’an 1408 sous les coups de ses sujets révoltés de satyrannie ( 1 '). Henri, bâtard de Montbéliard , marié à l’unede ses filles, tenait, sous la mouvance des comtes dont ilétait descendu, la seigneurie de Franquemont qu’il trans-mit à ses descendans. Michel Mangerot, écuyer, originairede Salins, et nourri comme page dans la maison deClaude, comte A’Arberg, seigneur de Valangin , eutpour femme Antoinette de la Sarraz, qui succéda dans labaronie de ce nom à son frère Barthélemy; leur fils Mi-chel Mangerot, cité pour sa mâle beauté, en devint le pos-sesseur, et quoique marié deux fois, il mourut sans laisserd’enfants.